
...Un fil conducteur m'était nécessaire, une sorte de satellite mental qui me permettrait de voir au loin Forcalquier et ses passions... (Les romans de ma Provence)
L’immaturité sociale et républicaine du Français est de plus en plus visible dans son comportement sur la route et dans son mépris du gendarme.
Je verse mon obole tous les mois à l’orphelinat de la police, parce que le gendarme qui se présente à la portière d’une voiture quelconque pour demander poliment ses papiers à un particulier, risque sa vie ni plus ni moins autant qu’un soldat de 14 surgissant de la tranchée sous le feu des mitrailleuses.

Ainsi le commissaire Laviolette n'est pas mort! Au contraire, il est chargé d'une nouvelle enquête: un homme vient de s'éteindre à l'hôpital de Gap, et les neveux spoliés portent plainte pour captation d'héritage. Le décès est naturel. Deux détails pourtant: la veuve a célébré ses noces avec le mourant quatre jours auparavant en évinçant la maîtresse en titre, et on a trouvé sur les mains de la victime d'abondantes traces de talc...
Par un bel après-midi d'octobre ensoleillé, le groupe scolaire des Plantiers à Sisteron a été rebaptisé Ecole Pierre Magnan
par la volonté de M. Daniel Spagnou. Le député-maire de la ville a voulu ainsi honorer de son vivant un écrivain qu'il admire.
Il y a longtemps qu'une telle majorité ne s'était pas manifestée dans les annales de la République. Le plébiscite organisé à propos du CO2 a obtenu 65% des voix contre le projet d'impôt. La télévision nous l'a appris.
En renvoyant sur autrui la responsabilité de la production du poison, les français font preuve d'une immaturité consternante. Leur attitude serait conséquente si, parallèlement, ils s'interdisaient plus d'un enfant par foyer. Ce n'est pas demain la veille !
Le film que tout le monde a pu voir à la télé le vendredi 5 juin est poignant de vérité. Mais le bon sourire paternel des commentateurs est de trop. Nous avertir, nous admonester, faire appel à notre bon-sens, nous faire croire qu'il est encore temps d'y remédier va à l'encontre des images terribles qui nous sont parvenues et aussi la voix froidement neutre de celui qui expliquait patiemment pourquoi toutes les objurgations ne serviront à rien.

Voici ce livre que je promettais depuis des années à mes lecteurs. Il est disponible dans tous les points de vente depuis le 15 avril 2008.
Je pensais que Chronique d'un château hanté serait mon dernier ouvrage. Si la Parque ne tranche pas mon fil en voie d'exécution, j'ai encore deux titres à commettre : Les jardins d'Armide
et Passé sous silence
.
Après ce sera mon Journal et il sera posthume.
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