Photo de Pierre sous la citadelle Chemin sur le Contadour

...Un fil conducteur m'était nécessaire, une sorte de satellite mental qui me permettrait de voir au loin Forcalquier et ses passions... (Les romans de ma Provence)

Pierre indigné

Rubrique de l'indigné permanent



Signature de Pierre Magnan

Septembre 2009

L'impôt CO2

Il y a longtemps qu'une telle majorité ne s'était pas manifestée dans les annales de la République. Le plébiscite organisé à propos du CO2 a obtenu 65% des voix contre le projet d'impôt. La télévision nous l'a appris.

En renvoyant sur autrui la responsabilité de la production du poison, les français font preuve d'une immaturité consternante. Leur attitude serait conséquente si, parallèlement, ils s'interdisaient plus d'un enfant par foyer. Ce n'est pas demain la veille !

Dieu sait que je n'ai pas pour Sarkozy les yeux de Chimène mais là, je salue son courage car il va se mettre à dos non seulement ses adversaires mais aussi ses amis.

Une parole l'autre jour à la télé de Mme Parisot, présidente du MEDEF, retentit à cet égard comme une menace : Une taxe de plus et nous coulons ! dit-elle en substance.

Vous avez raison mes amis, continuez à botter en touche. Quand vos descendants n'auront plus à regarder qu'un ciel trouble au lieu de notre splendide voûte étoilée (et ce sera à travers un masque à gaz), il vous remercieront de votre courageux refus contre cette taxe de plus. Refus fruit de votre indépendance ou de vos convictions.

Je signale en passant que le CO2 s'accumule au ras du sol comme monte la mer, et que cette taxe n'est qu'un timide hommage du vice à la vertu, un palliatif. Si je vous dis ce que je crois c'est que le mouvement est irréversible. L'homme, qu'il soit puissant ou misérable, n'en est pas encore à un stade d'intelligence qui lui permette de comprendre que la nature est un miracle permanent. Toutefois : elle n'a pas besoin de l'homme. L'homme en revanche, ne saurait survivre sans elle.


Panoramique sur la montagne de Lure

Juin 2009

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Le film que tout le monde a pu voir à la télé le vendredi 5 juin est poignant de vérité. Mais le bon sourire paternel des commentateurs est de trop. Nous avertir, nous admonester, faire appel à notre bon-sens, nous faire croire qu'il est encore temps d'y remédier va à l'encontre des images terribles qui nous sont parvenues et aussi la voix froidement neutre de celui qui expliquait patiemment pourquoi toutes les objurgations ne serviront à rien.

Je ne crois pas qu'il soit encore temps. Sauf pour les peuples sages de la planète. Ceux qui vivent encore aujourd'hui sous la loi de la simple nécessité.

Pour les autres, je ne crois pas qu'on puisse faire marche arrière car l'entendement de l'homme ne peut progresser que par l'expérience et par le temps et celui-ci nous est mesuré. L'évolution de notre environnement va plus vite que celui de nos neurones. Il se précipite.

Tout ce qu'on peut faire contre la prolifération de l'espèce, laquelle porte en elle sa propre destruction, n'a aucune chance d'être arrêtée (qui oserait s'en charger ?)

Et après tout, ce n'est pas la première fois qu'une espèce disparaît sur la terre. L'homme a absolument besoin de la nature pour vivre. La nature n'a pas besoin de l'homme. Tout ce qu'on peut souhaiter, sinon augurer, c'est qu'elle soit remplacée par une autre mieux adaptée.

On peut le déplorer car dans l'espèce qui nous intéresse, certains individus commençaient à entrevoir où la nature voulait en venir. Des embryons de fraternité commençaient à voir le jour. Dommage...

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