Photo de Pierre sous la citadelle Chemin sur le Contadour

...Un fil conducteur m'était nécessaire, une sorte de satellite mental qui me permettrait de voir au loin Forcalquier et ses passions... (Les romans de ma Provence)

Pierre indigné

Rubrique de l'indigné permanent



Signature de Pierre Magnan

Novembre 2005

Il est grand dommage que le dernier numéro des dossiers du Canard enchaîné intitulé Comment les Hypers gagnent paru au début octobre 2005, ne soit pas lu par les 60 millions de consommateurs car ils y apprendraient des choses succulentes. Entre autres et par exemple, la technique du remballe qui consiste à changer les emballages des produits en fin de course pour les remettre en vente après avoir modifié la DLC (Date Limite de Consommation). Ceci est légitime aux yeux de certains commerçants avisés mais ce qui l'est moins c'est que le remballe n'est pas un délit en soi. Aucune réglementation nous dit le Canard n'impose de norme stricte au commerçant pour établir le délai de consommation de la viande.

D'autres coups fourrés tout aussi défrisants (et tout aussi dragueurs de gastro-entérites qui drainent les patients vers la Sécurité Sociale en déficit) sont dénoncés au cas par cas dans cet album qui ne manque pas de nous faire rire jaune.

Néanmoins le Canard attaque les Supers et les Hypers, ce qui est louable mais il omet de dénoncer l'illettrisme dans ce domaine, du consommateur de base. Il n'y a pas d'alphabétisation contre les nouveaux morticoles, ceux que J.J.Gauthier appelait naguère les assassins d'eau douce.

On apprend depuis longtemps aux ménagères à balancer leur sac à main bien lesté sur les loubards qui en veulent à leur portefeuille mais pas à aller entarter le directeur de supermarché ce qui rendrait la profession beaucoup moins glorieuse! Même si c'est sur ordre verbal de ces patrons qu'il vient de leur refiler un sachet de surgelés dont la chaîne du froid a subi trois ou quatre ruptures avant d'arriver au consommateur.

Comment faire ? Par les horaires de tous savamment calculés pour ,en toutes choses, laisser le moins de temps possible à la maturation du discernement, laquelle a besoin de temps; l'assommoir des sonos tonitruantes qui abrutissent et désorientent, tout est fait pour nous pousser pieds et poings liés vers les caisses enregistreuses avec des caddys surpondérés (comme dit la bourse) par des packs qui vous obligent à prendre quatre articles à la fois alors qu'un seul suffirait; par des emballages aux couleurs attrayantes mais vides au tiers parce qu'un emballage volumineux (c'est calculé par ordinateur) est plus tentant qu'un minable petit kilo strictement serré par un carton dans ses limites naturelles. (Nos poubelles pléthoriques sont pleines d'un vide qu'on néglige de compresser !)

Comment faire ? Comme toujours ce combat sera une longue patience. Il faut créer dans les écoles un espace de temps pour enseigner dès le plus jeune âge à résister à la publicité sous toutes ses formes; enseigner le mécanisme par lequel on conditionne le consommateur à acheter deux fois plus que ce dont il a besoin. Il faut enseigner à l'école avec obstination qu'égaler son prochain en étalant comme lui la même paire de chaussures, le même blouson, la même casquette, le même cartable, les mêmes rollers perfectionnés et peints en jaune, n'est pas une originalité mais une imitation servile.

Je suis bien tranquille : une petite minorité seule se dégagera pour profiter de cet enseignement mais ceux-là seuls seront demain maîtres de leur destinée, les autres seront des esclaves. C'est ainsi que je me suis enseigné et renseigné dès mon plus jeune âge. S'il suffisait que ces lignes soient captées et entendues par un seul individu, ce serait déjà une victoire insigne.

Septembre 2005

C'est dans l'urgence et toute affaire cessante que je rédige ce cri d'indignation. Monsieur Charasse insulte Madame Angela Merkel par une allusion déplacée concernant son physique ; Monsieur Fabius se demande finement Et qui gardera les enfants ? Monsieur Jean-Luc Mélanchon constate avec tristesse alors ce sera un concours de beauté ?

Jamais, à propos de la candidature possible de Madame Ségolène Royal et de Madame Michèle Alliot-Marie à la présidence de la République, le machisme n'a atteint en France un tel degré d'imbécillité.

Dieu sait que je n'ai pas, pas plus que pour les hommes, le regard de Chimène pour les femmes politiques mais qu'on mette en balance une différence de sexe pour en insulter celles qui prétendent aspirer aux plus hautes fonctions de l'Etat, relève de la mentalité féodale, tribale voire préhistorique.

Et semblablement puisque j'y suis, il est aberrant de licencier une fonctionnaire pour lui faire payer les fautes de son grand-père ! Jamais la Troisième République ni même le Général De Gaulle n'auraient commis un acte aussi ridicule. Je n'ose pas avancer qu'on n'aurait pas fait ça contre un homme mais je le pense fortement.

Nous en sommes au dernier degré de la rancœur des hommes contre les femmes, pour des raisons inavouables. Après de tels excès tous les hommes sont à psychanalyser en priorité.

Le style de ce billet, rédigé dans l'urgence, n'a pas la rigueur d'écriture dont je me targue d'ordinaire mais l'indignation poussée jusqu'à l'apoplexie n'a pas besoin de syntaxe. Elle devrait s'inscrire en tag contre toutes les murailles.

Juillet 2005

Je vais sortir un peu de mes imprécations plus ou moins prophétiques pour évoquer une manifestation qui me tient à coeur. Je veux parler d'une initiative qui me paraît du plus haut intérêt et de la plus haute signification: l'organisation d'un salon lire en poche du 30 septembre au 2 octobre 2005 par la ville de Gradignan, satellite de Bordeaux.

Je considère ce salon comme exemplaire car les écrivains qui vont accepter d'y participer prouveront leur désintéressement personnel et la priorité qu'ils attachent à la diffusion de leurs oeuvres à travers le grand public. L'équation est simple, un livre broché coûte entre 20 et 25 euros; un livre de poche entre 5 et 7 euros. En outre, la matière première, le papier, est d'un tiers moins importante pour un livre de poche que pour un livre broché.

Quand je fais une causerie dans un lycée ou collège je pose d'abord cette question à mes auditeurs juvéniles : Savez- vous à quoi je pense quand je vois tous mes ouvrages étalés devant moi comme aujourd'hui ? Je pense aux arbres qu'il a fallu abattre pour atteindre ce résultat et j'ai mal pour eux.

La plupart des écrivains (sauf ceux qui ont accès immédiat et permanent aux médias) atteignent rarement plus de 5000 exemplaires vendus et ce ne sont pas les éditeurs ni les libraires qui me contrediront. Une masse énorme d'invendus et donc d'arbres abattus engorge les meules à broyer les livres. Tel titre ne dure que trois semaines, d'autres trois jours et pour d'autres, les libraires n'ouvrent jamais les colis et pendant ce temps les arbres d'Amazonie qui font la pluie, disparaissent pour toujours.

Ma proposition est délirante mais elle fera un jour son chemin par la force des choses : je propose que les auteurs soient publiés tout de suite en livre de poche au lieu de passer par le livre broché.

Il n'y aurait qu'à augmenter d'un ou deux pour cent leur rémunération mais sans modification de pourcentage ultérieur si le livre se vend bien. Qui accepte? Ce serait le bon moyen de vérifier si la désaffection que l'on prétend exister pour la lecture est la conséquence du prix du livre ou du peu d'intérêt qu'il présente dans son ensemble.

Pour ma part (sauf la maison assassinée) tous mes titres ont fait l'objet de ventes très modestes en broché alors que je suis best seller en folio. Je proclame partout que si je suis un peu lu au nord du 45° parallèle c'est à folio que je le dois.

Venez amis écrivains, venez à Gradignan, venez grossir la cohorte de ceux qui préfèrent être lus par les modestes lecteurs isolés plutôt que par la masse des bouffeurs de best seller qui auront oublié trois jours après ce qu'ils ont lu l'avant-veille.


Dans le même ordre d'idées je viens d'apprendre une nouvelle qui me fait retourner à mon indignation perpétuelle. Le ministère de la Culture agrée la Société Française des Intérêts des Auteurs de l'Écrit (SOFIA) en qualité de société de perception et de répartition des droits pour la gestion de la rémunération au titre du prêt en bibliothèque. Bravo pour les huit génitifs en une seule phrase !

Je n'ai malheureusement aucun autre moyen que ce site pour faire connaître mon opposition formelle à la rémunération de l'auteur pour la lecture en bibliothèque publique. Un auteur n'est pas un histrion et le faire rémunérer par les pauvres diables qui n'ont pas les moyens de s'acheter un livre et quand même voudraient bien lire, est un attentat contre le principe même de la République. Toutes les mairies de la IIIe République avaient une bibliothèque gratuite. C'est même grâce à ça que j'ai pu lire l'énorme Paradis perdu de Milton.

Je suis un auteur qu'on découvre en bibliothèque publique gratuite plutôt qu'en librairie. Je suis donc un bénéficiaire privilégié de ces nouvelles dispositions et c'est pourquoi je m'y oppose.

Il est inadmissible que quelques malins aient mis en place un organisme, la SOFIA, qui fait miroiter aux auteurs alléchés de confortables revenus alors que la plus grande partie des sommes encaissées sera, comme toujours, (les exemples sont nombreux) absorbée par l'appareil administratif mis en place, à seule fin de rémunérer ceux qui ont eu l'idée de ce montage.

Pour ma part je suis contre toutes les contraintes qui restreignent le droit de lire et celle-ci en est une majeure. Tous les écrivains dignes de ce nom devraient rejeter les dispositions de la loi du 18 juin 2003 (en application de la directive européenne relative au droit de location et de prêt), mais le sont-ils?

Personne ne demandait rien surtout pas les auteurs, mais d'ingénieux comptables ont découvert qu'il n'était pas normal qu'on puisse lire gratuitement et les pouvoirs publics avaient besoin aussi de caser quelques diplômés dont ils ne savaient que faire. C'était tellement logique que personne n'a pipé mot. Aucune voix ne s'est élevée pour crier au scandale ni à droite ni à gauche.

Pour ma part, s'il m'advient (car je ne peux pas l'empêcher, hélas! Ils sont trop forts!) de voir sur mes relevés de droits d'auteur une somme imputée au titre de cette loi scélérate, je la reverserai immédiatement à une association caritative de mon choix. Toutefois je tiens surtout à hurler mon innocence et ma désapprobation devant tous les pauvres diables qui n'ont jamais eu de quoi acheter un livre.

Mai 2005

Billet pessimiste

Portrait de Pierre pensif

Je viens de lire dans Le Monde un article éducatif concernant la machine ITER que nous nous disputons avec le Japon. Si j'ai bien compris cette marmite se propose d'atteindre à Cadarache (près de chez moi) une température de 150 millions de degrés. Bien entendu personne ne peut se représenter ce que c'est que 150 millions de degrés pas plus qu'on ne peut imaginer ce que c'est qu'un milliard d'années. Le soleil lui-même (et c'est là le mystère) n'a besoin que de dix à quinze millions de degrés pour mettre en oeuvre les processus de fusion : on mesure le gaspillage!

J'ai un peu regardé le schéma de cette machine. Il s'agit d'une sorte de chambre à air métallique, un tore d'un volume de 1600 m3 dans laquelle le vide a été fait. Les parois sont tapissées de tuiles réfractaires. A l'intérieur brûle à très haute température un mélange ténu de deutérium et de tritium (de l'hydrogène). A ce plasma brûlant (un euphémisme) aucun matériau terrestre ne peut résister. Aussi est-il contenu dans une enveloppe magnétique immatérielle qui protège les parois du tore du contact avec le plasma. Nous sommes très près ici des espaces interstellaires qui nous protègent des colossales bombes à hydrogène que sont les soleils de tous les systèmes planétaires, lesquels menacent de nous brûler ou de nous congeler.

C'est prodigieux! C'est gigantesque! C'est surhumain! Attendez un peu! Voici la suite du programme détaillé par Le Monde (1) :

Le tout produit de l'énergie de fusion, récupérée par un circuit d'eau qui est transformé en vapeur pour produire de l'électricité.

A l'aide bien entendu des bons vieux turbo-alternateurs qui tournent déjà dans nos centrales mus par l'énergie hydraulique ou thermique. Quel gaspillage d'intelligence et de calories. 150 millions de degrés pour produire de la vapeur d'eau!

Ceci va amener de l'eau, précisément au moulin des écologistes, car bien entendu ils sont contre ITER comme ils ont été contre Super-Phoenix, la seule machine qui se proposait de bouffer un jour les déchets nucléaires qui sont en train de nous empoisonner en catimini. Bien sûr que ça ne marchait pas! Parce que les cerveaux d'aujourd'hui ne sont pas ceux de demain. Il serait venu d'autres savants, d'autres génies qui auraient su, eux! En détruisant la machine nous avons perdu cinquante ans d'avance contre nous-mêmes!

C'est bien beau d'être écologiste encore faut-il l'être avec discernement car pas plus tôt ayant bouffé Super-Phoenix, voici que quelques uns d'entre eux,notamment dans les Alpes de Haute-Provence, tels de nouveaux Don Quichotte s'attaquent aux éoliennes sous prétexte que d'une façon ou d'une autre elles polluent l'atmosphère! Ici, j'ai quelque mal à les suivre et c'est à partir de là que j'ai commencé à me dire que l'écologie, comme d'ailleurs l'énergie nucléaire, était la meilleure et la pire des choses.

En vérité, ce sont les caractères des écologistes que je suspecte comme j'ai toujours suspecté tout groupe qui prétend être le seul susceptible d'apporter le bonheur à l'humanité, ce qui finit toujours par le népotisme ou la prétention à la postérité monumentale de quelques uns qui dominent le groupe.

En vérité la seule façon pour l'homme d'échapper à l'oppression des forces capitalistes qui l'écrasent ce serait de se rendre plus rare, de raréfier la main-d'oeuvre (la montée inexorable du chômage nous prouve que l'homme est la chose la plus commune du monde), de raréfier l'espèce, et en somme d'en faire une nouvelle espèce protégée. Il sera dérisoire de s'attaquer aux menaces réelles qui nous encerclent tant que nous n'aurons pas compris qu'elles ne sont possibles qu'à cause de nous.

Notre propre pullulement est la raison essentielle de ces menaces majeures : la raréfaction de l'eau, la raréfaction des espèces animales sur lesquelles nous nous sommes appuyés durant des milliers de siècles et demain la raréfaction de l'air.

Réfléchissez pourtant : vous ne pouvez pas continuer à procréer à outrance et à prolonger la vie des vieillards jusqu'à la plus extrême usure et en même temps interdire à la science de faire feu de tout bois pour parer au plus pressé : assurer la subsistance immédiate et sans délai de ces surplus qui demain seront pléthoriques.

Notre monde (l'écorce terrestre) ne sera jamais en expansion et quoique devienne notre race, elle est esclave de l'exiguïté de cette capsule. Les ordinateurs ont depuis longtemps fourni les clés du problème aux décideurs de tout poil mais des décideurs qui croient fermement aux pouvoirs de l'informatique ne se laissent jamais informer quand les verdicts électroniques ne sont pas conformes à leur désir.

Il n'y a dans le monde que quatre pays paisibles sinon heureux : ce sont les pays scandinaves, y compris la Finlande malgré ses malheurs. Pourquoi? Parce qu'ils réunissent quatre conditions essentielles au bonheur des peuples : natalité raisonnable, mortalité raisonnable, gouvernements indemnes de la folie des grandeurs, à quoi il faut ajouter un attrait fort limité pour l'immigration.

Si vous pouvez m'en citer un de plus j'en serais ravi.


(1) Tous les renseignements techniques concernant l'appareil, je les ai puisés dans Le Monde du 7 mai 2005 page 20.

Février 2005

Cette nuit, ne dormant pas, une citation d'Alfred de Musset s'est imposée à moi, lancinante et sous forme de remords. Je la reproduis de mémoire : Chaque fois qu'un homme rencontre une femme, il ne devrait pas lui dire bonjour mais pardon.

On passe ses nuits à réviser des procès quand on a mon âge. Le dernier qui m'est venu à l'esprit, à propos de la citation ci-dessus, c'est La femme du boulanger, un film de Marcel Pagnol d'après une nouvelle de Giono.

Tout le monde se souvient de la célèbre scène où Raimu, brave homme, fait la leçon à son épouse infidèle, par l'intermédiaire d'une chatte qui vient de rentrer au bercail après une nuit d'amour. A la fin, il pardonne à l'épouse et le bon peuple attendri rentre à la maison persuadé qu'enfin tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Voire... J'ai vu ce film cinq ou six fois et à chaque vision, comme le bon peuple, je rentrais rasséréné à la maison par l'heureuse fin de l'histoire.

Je ne savais pas qu'une réflexion plus pertinente végétait en moi qui tardait à se manifester. Il y a seulement deux ou trois nuits que celle-ci m'a soudain aveuglé sous sa lumière insoutenable :


Tout le monde est satisfait sauf Aurélie


La femme du boulanger n'a plus droit à rien. Pagnol a pris soin (est-ce du sadisme?) de confier ce rôle à la plus capiteuse des bêtes à plaisir de l'époque : Ginette Leclerc.

Il m'a fallu des nuits de réflexion, d'exploration en profondeur de mon entéléchie pour conclure que la victime dans cette affaire ce n'est pas le pauvre boulanger Amable. Lui maintenant il peut dormir sur ses deux oreilles. Mais elle? Elle a trente ans de moins que son mari. Elle vient de vivre trois fois vingt quatre heures d'amour avec Charles Moulins. Charles Moulins, à l'époque c'est quatre vingt kilos de muscles travaillés un par un deux heures par jour. Il est beau comme un dieu grec dont il a aussi le cheveu bouclé et le regard sans expression. Trois nuits pas plus et passé muscade! Tu n'auras rien d'autre, tu n'auras rien d'autre pour l'éternité!

- Une bonté comme la tienne, dit Aurélie à Amable, c'est pire que des coups de bâton!

Que reste-t-il? Un homme de soixante ans flapi et blafard à cause d'un métier d'enfer à l'époque : remuer pendant cinquante minutes chaque nuit cent cinquante kilos de pâte à pain. A six heures, lorsqu'il remonte du four : un soupir, le matelas qui s'enfonce et le ronflement tout de suite après.

Trois jours d'amour, vous dis-je, et trente ans de ronflements. Pauvre Aurélie! Le boulanger est si bon qu'elle ne recommencera jamais. Elle enfermera sa sensualité sous le couvercle d'une pierre tombale. Elle grossira. A cinquante ans avec un double menton, elle sera méconnaissable. Il lui arrivera de détourner la tête avec dégout d'un couple heureux : L'amour, quelle saleté!

Qui dans cette affaire est la victime?

Qui est cocu en définitive?

Quelquefois c'est à l'égard de soi-même, en tant qu'homme, que s'exerce la permanente indignation.

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